Votre enfant fait sa première rentrée scolaire aux États-Unis ? Voici les conseils que j’aurais aimé recevoir

Chaque année, je rencontre des familles francophones qui arrivent aux États-Unis juste avant la rentrée scolaire. Elles se posent toutes les mêmes questions.

Après avoir accompagné mes enfants de l’école élémentaire jusqu’au lycée dans le système scolaire américain, voici les conseils que je donne toujours aux nouveaux parents.

1. Profitez du ramassage scolaire

Si vous vivez dans le Maryland ou en Virginie, l’une des premières bonnes surprises est le système de bus scolaires.

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À moins d’habiter tout près de l’école, votre enfant prendra généralement le bus scolaire. Les enfants montent au bus stop près de chez eux le matin et sont déposés au même endroit l’après-midi.

Ce service est gratuit et facilite énormément la vie des familles.

2. Ne manquez surtout pas le Back-to-School Night

S’il y a un événement auquel je conseille à tous les parents d’assister, c’est le Back-to-School Night.

C’est l’occasion de rencontrer les enseignants de votre enfant, de découvrir leur façon de travailler et de mieux comprendre leurs attentes.

À l’école élémentaire, votre enfant a généralement un enseignant principal.

En revanche, au collège et au lycée, l’expérience est complètement différente. Les élèves changent de salle de classe à chaque cours. Lors du Back-to-School Night, les parents suivent le même emploi du temps que leur enfant et passent de classe en classe pour rencontrer chacun des enseignants.

C’est une excellente façon de découvrir le fonctionnement du système scolaire américain.

3. Familiarisez-vous rapidement avec ParentVUE

Si votre enfant est scolarisé dans le système MCPS (Montgomery County Public Schools), prenez le temps de créer votre compte ParentVUE.

Vous pourrez y consulter :

  • les notes de votre enfant ;
  • ses devoirs ;
  • son emploi du temps ;
  • ses absences ;
  • les communications de l’école ;
  • et de nombreuses autres informations importantes.

Je vous conseille de vous familiariser avec cet outil dès les premiers jours. Vous l’utiliserez très souvent.

4. Pensez au déjeuner

Aux États-Unis, beaucoup d’enfants apportent leur déjeuner dans une lunch box.

Si votre enfant préfère manger à la cafétéria, il faudra alimenter son compte repas. Personnellement, lorsque c’est possible, je préfère envoyer un chèque ou payer directement à l’école, car certains paiements en ligne entraînent des frais supplémentaires.

5. Anticipez la fin des cours

C’est souvent une surprise pour les nouveaux parents : les écoles américaines terminent relativement tôt.

Si votre enfant est encore à l’école élémentaire et que vous travaillez, pensez dès maintenant à l’organisation de l’après-midi : programme de garde après l’école (after-school program) ou personne chargée de venir le chercher.

Ne vous y prenez pas au dernier moment.

6. Encouragez votre enfant à participer aux activités extrascolaires

L’un des grands points forts des écoles américaines est la richesse des activités proposées.

À l’école élémentaire, beaucoup d’enfants découvrent le soccer, la musique ou différents clubs.

Au collège et surtout au lycée, les possibilités deviennent impressionnantes : sports, orchestres, théâtre, robotique, clubs de débat, journaux étudiants, bénévolat…

Ces activités font pleinement partie de l’expérience scolaire américaine.

7. Profitez des bibliothèques

C’est un conseil que je donne à toutes les familles.

Les bibliothèques américaines sont extraordinaires.

En plus des livres gratuits, elles proposent des ateliers, des clubs de lecture, des activités pour les enfants, de l’aide aux devoirs, des conférences, des formations et même parfois des billets gratuits pour certains musées.

Profitez-en !

8. Impliquez-vous dans le PTA : le meilleur conseil que je puisse vous donner

S’il y a un seul conseil que je donnerais aux nouveaux parents, c’est celui-ci : rejoignez le PTA (Parent Teacher Association).

Je sais que cela peut impressionner au début. Beaucoup de nouveaux arrivants pensent que leur anglais n’est pas assez bon ou que leur accent sera un obstacle. Honnêtement, j’ai eu les mêmes inquiétudes.

Mais personne ne vous juge.

Le PTA est probablement le meilleur moyen de comprendre comment fonctionne réellement une école américaine. Bien sûr, vous recevrez les newsletters et les courriels de l’école, mais rien ne remplace le fait d’être présent.

Mon conseil est simple : ne vous contentez pas d’assister aux réunions. Devenez bénévole.

À chaque réunion, l’école recherche des parents pour aider lors d’événements, de collectes de fonds, de journées portes ouvertes, de sorties scolaires ou de nombreuses autres activités. Vous n’avez pas besoin de monter sur scène ni de prendre la parole devant tout le monde. Il existe des dizaines de petites missions où chacun peut apporter son aide selon son temps et ses disponibilités.

C’est en faisant du bénévolat que l’on rencontre les enseignants, les responsables de l’établissement et les autres parents. Petit à petit, on comprend beaucoup mieux le fonctionnement du système scolaire américain.

Au fil des mois, vous créez un véritable réseau. Vous savez à qui poser vos questions, vous découvrez des opportunités dont vous n’auriez probablement jamais entendu parler autrement et, surtout, vous vous sentez beaucoup plus à l’aise.

Avec le recul, je peux dire que m’impliquer dans le PTA a complètement changé notre expérience de l’école américaine. Cela m’a permis de mieux comprendre le système scolaire, d’accompagner plus efficacement mes enfants et de me sentir pleinement intégrée dans la communauté scolaire.

Si vous ne deviez retenir qu’un seul conseil de cet article, ce serait celui-là.

Osez vous impliquer. Vous ne le regretterez pas.

Mon dernier conseil

N’ayez jamais peur de poser des questions.

Les écoles américaines accueillent des familles venues du monde entier. Si vous ne comprenez pas une procédure, un formulaire ou une règle, demandez de l’aide. Les enseignants, les conseillers scolaires, les secrétaires et les autres parents sont souvent très disponibles.

Lorsque je suis arrivée aux États-Unis, il y avait énormément de choses que j’aurais aimé savoir dès le premier jour.

C’est justement pour cette raison que j’ai écrit mon Guide du nouvel arrivant francophone aux États-Unis, dans lequel je partage toutes les informations que j’aurais aimé recevoir à mon arrivée.

J’espère que ces quelques conseils vous permettront d’aborder cette rentrée scolaire avec plus de sérénité.

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos enfants, une excellente rentrée scolaire !

Et vous ?

Quel conseil donneriez-vous à une famille francophone qui arrive pour la première fois aux États-Unis ? Partagez votre expérience dans les commentaires !

Washington DC sous l’administration Trump : pourquoi je ne reconnais plus la capitale américaine

Mes impressions après plusieurs visites récentes dans une ville qui me semble avoir profondément changé.

Toutes les photos qui accompagnent cet article ont été prises par moi lors de mes dernières visites à Washington DC. Elles illustrent simplement ce que j’ai personnellement observé.

Je vis dans la région de Washington depuis de nombreuses années. Pourtant, depuis quelques mois, quelque chose a changé. Chaque fois que je vais à Washington DC, je m’y sens de plus en plus mal à l’aise.

J’ai l’impression de découvrir une autre ville. Une ville que je ne reconnais plus.

Ce qui me frappe en premier, ce sont les rues régulièrement fermées, les nombreux barrages, la présence très visible des militaires et même des véhicules blindés près de certains sites touristiques et bâtiments officiels. Lorsque je vais à Washington pour visiter un musée ou assister à un événement culturel, j’ai parfois l’impression de me promener dans une ville sous très haute surveillance. Cette impression est si forte que j’ai parfois le sentiment d’être dans une ville en état de siège.

La première fois que je l’ai vraiment ressenti, c’était quelques jours avant le 4 juillet. J’étais allée au National Gallery of Art, un endroit que j’apprécie particulièrement pour ses nombreuses activités culturelles et où je me rends souvent. Mais cette fois-ci, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère que je connaissais. Plusieurs rues étaient barrées et j’ai eu un mal fou à rejoindre le musée en voiture. En arrivant, j’ai été surprise de voir des militaires postés devant l’entrée. Cette image a immédiatement changé ma façon de vivre cette visite. Au lieu de profiter pleinement de ma journée, je me suis sentie mal à l’aise. J’avais l’impression de ne plus être dans le Washington que je connaissais.

Quelques semaines plus tard, j’y suis retournée pour Jazz in the Garden, organisé par le National Gallery of Art. J’espérais que cette première impression n’était qu’un hasard. Pourtant, j’ai ressenti exactement la même chose, peut-être même plus fortement.

Autre élément qui m’a marquée : les militaires étaient présents jusque dans des endroits où je ne m’attendais pas à les voir, notamment à proximité des stations de métro et dans plusieurs zones très fréquentées par les touristes.

Cette présence est-elle destinée principalement à protéger les habitants ? À sécuriser la Maison-Blanche ? Les institutions fédérales ? Le président ? Je n’en sais rien.

Je partage simplement le regard d’une personne qui fréquente Washington depuis de nombreuses années.

Personnellement, cette présence militaire ne me rassure pas. Au contraire, elle me met mal à l’aise. Je comprends que certaines personnes puissent y voir un sentiment de sécurité renforcée. Pour ma part, j’ai davantage le sentiment d’être observée que protégée.

Pour quelqu’un qui a connu Washington DC il y a quelques années, le contraste est frappant.

Je ne retrouve plus cette impression de ville ouverte où l’on pouvait passer des heures à marcher entre les musées, le National Mall, le Capitole et les monuments, sans avoir constamment sous les yeux une présence militaire aussi importante.

Par ailleurs, il est difficile de ne pas ressentir les tensions qui existent actuellement entre l’administration Trump, la ville de Washington et une population qui vote traditionnellement très majoritairement démocrate. Entre les réductions budgétaires fédérales dont dépend en partie la ville, les désaccords entre le gouvernement fédéral et les autorités locales, ainsi que les débats particulièrement vifs autour de certaines institutions culturelles, comme le Kennedy Center — dont la nouvelle orientation et les changements annoncés, notamment la proposition d’y associer le nom du président Trump, suscitent de vives réactions —Washington traverse une période de fortes tensions. Je ne cherche pas ici à entrer dans le débat politique. Je constate simplement que cette atmosphère semble aussi se refléter dans les rues de la capitale. En me promenant dans Washington aujourd’hui, j’ai parfois le sentiment d’une ville sous pression, où la présence militaire, les rues barrées et les dispositifs de sécurité renforcent cette impression d’une ville assiégée.

Bien sûr, chacun vivra cette situation différemment. Certaines personnes se sentiront peut-être davantage en sécurité grâce à cette présence renforcée. Personnellement, c’est l’inverse. Je vais beaucoup moins souvent à Washington qu’avant, simplement parce que je ne retrouve plus l’atmosphère que j’aimais.

C’est évidemment un ressenti personnel.

Washington restera toujours une ville magnifique. J’aime ses musées, ses monuments, ses quartiers historiques et son incroyable richesse culturelle.

Mais aujourd’hui, lorsque je m’y promène, j’ai parfois l’impression de visiter une capitale différente de celle que j’ai appris à connaître au fil des années.

Les photos qui accompagnent cet article montrent simplement ce que j’ai vu lors de mes dernières visites. Elles ne racontent pas toute l’histoire de Washington, mais elles expliquent pourquoi, personnellement, je ne reconnais plus tout à fait cette ville. Elles montrent simplement ce que j’ai vu, à travers mes yeux.

J’espère sincèrement que cette impression ne sera que temporaire.

Je n’ai pas écrit cet article pour convaincre qui que ce soit. J’ai simplement voulu partager ce que j’ai vu, ce que j’ai ressenti et pourquoi, aujourd’hui, je ne reconnais plus tout à fait la capitale américaine que j’aimais tant visiter.

Et vous ?

Si vous êtes récemment allés à Washington DC, avez-vous eu le même ressenti ou, au contraire, une expérience totalement différente ? Je serais curieuse de connaître votre point de vue.

La plus grosse erreur que font les nouveaux parents francophones à la rentrée scolaire aux USA

Ce que j’aurais aimé savoir lors de ma première rentrée scolaire aux États-Unis

La rentrée scolaire approche à grands pas !

Si vous habitez dans le Maryland, profitez-en : la semaine Tax-Free a commencé ce dimanche 9 août et se poursuit jusqu’au 15 août. C’est le moment idéal pour acheter les fournitures scolaires, les vêtements et certaines chaussures sans payer la taxe de vente.

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Mais si je ne devais donner qu’un seul conseil aux familles francophones qui arrivent aux États-Unis, ce ne serait pas d’acheter les bonnes fournitures scolaires.

Ce serait celui-ci.

La plus grosse erreur que font beaucoup de nouveaux parents est de rester à l’écart de la vie de l’école. Ils lisent les newsletters, déposent leurs enfants le matin, viennent les chercher l’après-midi… mais ils ne franchissent jamais la porte du PTA.

Cette période me rappelle toujours notre toute première rentrée scolaire aux États-Unis.

Je me souviens encore de ces premiers jours. Je pensais que le plus difficile serait d’inscrire mes enfants à l’école. En réalité, le plus compliqué a été de comprendre comment le système fonctionnait. Les formulaires, les newsletters, les réunions, les activités, les bénévoles… tout était différent de ce que je connaissais. Avec le recul, il y a beaucoup de choses que j’aurais aimé savoir dès le premier jour.

C’est justement pour cela que j’aime partager ce type de conseils avec les nouveaux arrivants.

Les écoles américaines fonctionnent très différemment de ce que l’on connaît en Europe ou dans de nombreux pays francophones. Les méthodes d’enseignement, les relations entre les parents et l’école, les activités extrascolaires et même la façon dont les enfants apprennent sont souvent très différentes.

Et c’est justement parce qu’elles fonctionnent différemment qu’il ne faut pas essayer de les aborder comme on le ferait dans un pays francophone.

La meilleure décision que nous ayons prise : rejoindre le PTA

N’hésitez pas à rejoindre le PTA (Parent Teacher Association).

Je me souviens que, lorsque l’on m’a parlé du PTA pour la première fois, je pensais qu’il s’agissait simplement d’une association de parents qui organisait quelques événements ou vendait des gâteaux pour financer des activités.

En réalité, j’ai découvert que c’était bien plus que cela.

À l’école primaire, au middle school comme au high school, le PTA est probablement le meilleur moyen de comprendre ce qui se passe réellement dans l’école. Bien sûr, les établissements envoient des newsletters, mais faire partie du PTA, ou simplement être bénévole lors de quelques activités, vous permet de devenir un véritable insider.

Vous comprenez beaucoup mieux le fonctionnement de l’école, vous rencontrez les enseignants, les autres parents et les responsables de l’établissement, et vous êtes souvent informé avant tout le monde des projets et des opportunités offertes aux élèves.

C’est également grâce au PTA que j’ai découvert des activités scolaires, des possibilités de bénévolat et des informations que je n’aurais probablement jamais connues autrement.

Et surtout, ne soyez pas intimidés par votre accent ou votre niveau d’anglais. Beaucoup de nouveaux arrivants hésitent à s’impliquer. Pourtant, les écoles ont toujours besoin de bénévoles, et personne ne vous demandera de parler un anglais parfait. Votre présence, votre bonne volonté et votre envie d’aider comptent bien plus que votre accent.

Aujourd’hui, après avoir accompagné mes enfants de l’école élémentaire jusqu’au lycée, je peux dire que rejoindre le PTA a été l’une des meilleures décisions que nous ayons prises comme famille.

Avec le recul, le bénévolat au sein du PTA m’a permis de mieux comprendre le système scolaire américain, de créer un réseau de parents et d’accompagner beaucoup plus efficacement mes enfants tout au long de leur scolarité.

École française ou école américaine ?

J’ajouterais un autre conseil qui surprend souvent les nouveaux arrivants.

Beaucoup de familles francophones pensent immédiatement à inscrire leurs enfants dans une école française, comme Rochambeau, surtout lorsqu’elles savent qu’elles ne resteront aux États-Unis que pour un, deux ou trois ans.

Pourtant, si votre objectif est que vos enfants découvrent réellement les États-Unis, je vous encourage à réfléchir sérieusement à l’école américaine, même pour un séjour temporaire.

À mon avis, c’est une expérience extraordinaire.

L’école américaine, ce n’est pas seulement apprendre en anglais. C’est découvrir une autre façon d’enseigner, de travailler en équipe, de faire du sport, de la musique, du théâtre, du bénévolat et de développer son autonomie.

Bien sûr, chaque famille est différente et il n’existe pas de solution unique. Certaines choisiront une école française pour assurer la continuité du programme scolaire. Mais si vous hésitez entre les deux, je vous encourage vraiment à considérer l’école américaine. Même pour quelques années, cela peut devenir l’une des plus belles expériences de votre expatriation.

Pourquoi j’ai écrit ce guide

Lorsque je suis arrivée aux États-Unis, il y a énormément de choses que j’aurais aimé savoir dès le premier jour. C’est justement pour cette raison que j’ai écrit mon guide.

J’y partage toutes les informations pratiques que j’aurais aimé recevoir à mon arrivée : le fonctionnement du système scolaire américain, les démarches importantes, les erreurs à éviter et de nombreux conseils pour aider les nouveaux parents à s’intégrer plus rapidement.

Mon objectif est simple : vous faire gagner du temps, vous éviter certaines erreurs… et vous permettre de profiter pleinement de cette aventure américaine dès votre arrivée.

Avec le recul, je me rends compte que les fournitures scolaires ne sont finalement qu’une toute petite partie de la rentrée. Comprendre le fonctionnement de l’école, créer des liens avec les enseignants et les autres parents, et s’impliquer dans la vie scolaire a eu un impact bien plus important sur l’expérience de notre famille.

C’est exactement ce que j’aurais aimé que quelqu’un me dise lorsque je suis arrivée aux États-Unis.

Et vous ?

Quel a été votre plus grand choc en découvrant le système scolaire américain ? Ou, si vous venez d’arriver, quelle est votre plus grande interrogation ?

Mes découvertes gourmandes du week-end

Ce week-end, j’ai fait deux belles découvertes culinaires que je vous recommande.

Tout d’abord, si vous aimez les bonnes grillades, vous allez vous régaler. Ici, on ne parle pas d’un simple barbecue, mais de véritables grillades savoureuses, généreuses et pleines de goût. Le restaurant vient tout juste d’ouvrir à Silver Spring et s’appelle Projet SUYA.

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Et si, comme moi, vous aimez la cuisine éthiopienne et que vous cherchez du bon injera, bien frais, je vous recommande Nazret Market, à Silver Spring. Vous y trouverez également un grand choix de produits éthiopiens.

Autre bonne adresse : Adarash Market, à Twinbrook. J’y vais régulièrement pour acheter du café, du thé, des épices éthiopiennes et d’autres produits d’épicerie. Une excellente adresse pour retrouver les saveurs de l’Éthiopie.

Si vous connaissez d’autres bonnes adresses africaines dans la région de Washington, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

Pourquoi la police américaine m’a arrêtée… alors que je n’avais rien fait

Il y a quelques mois, j’ai eu un accident de voiture. Heureusement, rien de très grave pour moi, mais la voiture a été sérieusement endommagée. Parmi les dégâts, la plaque d’immatriculation avant avait été complètement cassée. Mon garagiste m’avait expliqué que je devais demander une nouvelle plaque, mais que ce n’était pas urgent puisque j’avais toujours celle de l’arrière. Comme beaucoup de démarches administratives, je repoussais toujours cela au lendemain. Et puis, aller au DMV n’est jamais une activité que l’on fait avec plaisir…

Puis, il y a deux semaines, je me rendais tranquillement chez le dentiste. En regardant dans mon rétroviseur, j’aperçois des gyrophares trois ou quatre voitures derrière moi. Je me dis : « La police est pressée, ils veulent sûrement dépasser tout le monde. » Je change donc de voie pour les laisser passer. Mais les gyrophares restent derrière moi. Je change encore de voie. Toujours derrière moi. Et là, je comprends : c’est moi qu’ils veulent arrêter. Pendant quelques secondes, toutes les histoires que j’avais entendues sur les contrôles routiers aux États-Unis me sont revenues en tête. Honnêtement, je ne comprenais pas. Je roulais normalement, je respectais les limitations de vitesse et je n’étais pas au téléphone. Je ne voyais vraiment pas ce qui pouvait justifier ce contrôle.

Je me gare sur le bas-côté et j’attends. Quelques instants plus tard, le policier frappe à ma vitre. Très calmement, il m’explique qu’il m’a arrêtée parce qu’il manque ma plaque d’immatriculation avant. Bien sûr ! Je lui raconte alors mon accident et je lui montre la plaque endommagée que je garde toujours dans la voiture. Il me demande ensuite mon permis de conduire, puis retourne dans son véhicule. Pendant ces quelques minutes d’attente, une seule pensée me traverse l’esprit : « Heureusement que j’avais mon permis avec moi ! » Je change souvent de sac à main et il m’arrive parfois d’oublier d’y remettre mon permis. Cette fois, j’ai eu de la chance.

Quelques minutes plus tard, le policier revient avec un simple avertissement. Il me demande de remplacer ma plaque d’immatriculation avant dès que possible et me souhaite une bonne journée. Je suis repartie soulagée, mais aussi avec une bonne leçon. Cette expérience m’a appris qu’en cas de contrôle routier aux États-Unis, il faut rester dans sa voiture, attendre que le policier vienne vers vous, éviter les gestes brusques et garder les mains bien visibles sur le volant. N’allez pas chercher vos papiers tant qu’on ne vous les demande pas et, surtout, vérifiez toujours que vous avez votre permis de conduire avec vous avant de quitter la maison.

Avant cette expérience, les contrôles routiers américains étaient pour moi des scènes que l’on voyait dans les films. Aujourd’hui, je sais comment ils se passent dans la réalité.

Et vous, vous êtes-vous déjà fait arrêter par la police aux États-Unis ou dans un autre pays ?

Les héros invisibles des élections américaines

La journée ne s’arrête pas à la fermeture des bureaux

PARTIE 1 – J’ai travaillé plus de 17 heures dans un bureau de vote américain… voici ce que j’ai découvert

Avant cette expérience, je pensais que le travail s’arrêtait lorsque les bureaux de vote fermaient leurs portes.

En réalité, la fermeture est presque aussi complexe que l’ouverture.

Chaque machine doit être arrêtée selon une procédure précise. Chaque carte mémoire est retirée et sécurisée. Chaque document est vérifié. Rien n’est laissé au hasard.

J’ai également été impressionnée par le sérieux des équipes. Malgré la fatigue accumulée au fil de cette très longue journée, chacun connaissait parfaitement son rôle et suivait les procédures avec beaucoup de rigueur.

En regardant les élections américaines à la télévision, on voit les candidats, les débats et les résultats.

On ne voit presque jamais les centaines de citoyens ordinaires qui rendent tout cela possible.

J’oubliais… Pendant toute cette journée, il y avait aussi beaucoup d’animation à l’extérieur du bureau de vote. Des personnes distribuaient des flyers, des journalistes étaient présents pour prendre le pouls de l’élection et, à 11 h puis à 16 h, le bureau affichait les statistiques de participation ainsi que la répartition des électeurs par affiliation politique. C’était intéressant de voir cette autre facette des élections américaines.

Mon rôle

Au cours de cette journée, j’ai enregistré près d’une centaine d’électeurs.

Ce qui m’a le plus marqué, ce n’est pas la procédure elle-même, mais les échanges avec les personnes présentes. Chacun arrivait avec son histoire, son parcours et sa personnalité, et tout le monde était accueilli avec le même professionnalisme. En plus, j’avais également un badge indiquant que je parlais français. Je pensais qu’au cours de cette longue journée, j’aurais peut-être l’occasion d’aider un électeur francophone. Finalement, personne ne m’a posé la moindre question en français. Dommage… j’aurais été ravie de pouvoir rendre ce service.

Une rencontre que je n’oublierai pas

Je garde un excellent souvenir de mon voisin de table, un retraité américain doté d’un incroyable sens de l’humour.

J’avais apporté un livre, persuadée que j’aurais quelques moments calmes pour lire.

Je ne l’ai jamais ouvert.

Entre deux électeurs, il me racontait des anecdotes sur tout et rien, et surtout sur le nombre d’heures qu’il nous restait avant la fermeture du bureau de vote. Il avait toujours une histoire à raconter et rendait cette très longue journée étonnamment agréable.

Finalement, ce ne sont pas seulement les procédures que je retiendrai de cette journée, mais aussi ces rencontres humaines auxquelles on ne s’attend jamais.

Le saviez-vous ?

  • Les election workers arrivent généralement une heure avant l’ouverture des bureaux (soit à 6 h du matin) afin de préparer les machines et d’effectuer les derniers contrôles.
  • Les bureaux ferment officiellement à 20 heures, mais tant que le dernier électeur arrivé avant cette heure n’a pas voté, personne ne peut commencer les opérations de fermeture.
  • Une fois le dernier vote enregistré, plusieurs heures de travail sont encore nécessaires pour sécuriser les machines, imprimer les rapports et remettre les bulletins aux autorités électorales.

Est-ce que ça vaut le coup ?

Selon les fonctions occupées, la rémunération se situe généralement entre 250 et 350 dollars, formation comprise.

Si l’on rapporte cette somme au nombre d’heures réellement travaillées, ce n’est clairement pas un emploi que l’on choisit pour l’argent.

On le fait surtout pour découvrir les coulisses des élections américaines, rencontrer des personnes que l’on n’aurait jamais croisées autrement et participer, à son niveau, au bon fonctionnement de la démocratie.

Personnellement, je ne regrette absolument pas cette expérience.

Est-ce que je recommencerai ?

Honnêtement, je ne sais pas encore.

Les journées sont longues, exigeantes et physiquement fatigantes.

Le plus difficile, finalement, a peut-être été de ne pas pouvoir utiliser mon téléphone. Pendant plus de 17 heures, on est complètement coupé de sa famille, de ses messages et du monde extérieur. C’est une sensation assez étrange aujourd’hui, mais c’est aussi ce qui permet de rester entièrement concentré sur le bon déroulement du scrutin.

Avant cette expérience, les élections américaines étaient pour moi ce que l’on voit à la télévision : les candidats, les débats et les résultats.

Aujourd’hui, lorsque je regarde une soirée électorale, je pense surtout aux milliers de citoyens anonymes qui se lèvent avant l’aube pour préparer les bureaux de vote, accueillir les électeurs et permettre à chacun d’exercer son droit de vote.

Très peu de personnes ont l’occasion de voir les élections américaines de l’intérieur.

Et c’est probablement la plus belle leçon que je retiens de cette journée.

Et vous ?

Aimeriez-vous vivre une telle expérience ?

J’ai travaillé plus de 17 heures dans un bureau de vote américain… voici ce que j’ai découvert

Je pensais connaître les élections américaines. En réalité, je n’en connaissais que ce que l’on voit à la télévision.

Je pensais participer à une simple journée comme election worker. Je ne m’attendais pas à passer plus de 17 heures dans un bureau de vote américain, sans toucher à mon téléphone. Les téléphones sont interdits aux election workers pendant tout leur service afin de préserver la confidentialité et l’intégrité du processus électoral.

Après mon expérience de Jury Duty (voir mon autre article), j’avais envie de découvrir une autre facette de la démocratie américaine.

L’idée m’est venue après une conversation avec une amie qui travaille régulièrement lors des élections. En plus, mes enfants avaient déjà participé comme Future Vote Judges. Je me suis donc dit : Pourquoi ne pas essayer moi aussi ?

Comment devient-on election worker ?

Le processus est finalement assez simple. Ce travail est avant tout du bénévolat pour lequel on reçoit une petite indemnité. C’est vraiment une indemnité, pas un salaire. Les personnes qui font ce type de travail le font parce qu’elles aiment le bénévolat et souhaitent rendre service à leur communauté, pas pour l’argent. Si votre objectif est avant tout de gagner de l’argent, ce n’est probablement pas le type d’activité qu’il vous faut.

Bien sûr, il faut être citoyen américain pour pouvoir devenir election worker.

Je me suis inscrite quelques jours avant le début des early voting days sur le site de mon county (Montgomery County, dans le Maryland), où j’ai rempli un formulaire et répondu à quelques questions. J’ai ensuite passé un petit quiz en ligne.

Une fois le quiz réussi, j’ai été invitée à suivre une formation d’environ deux heures et demie. Lors de l’inscription, on vous demande quel type de poste vous souhaitez occuper. Comme je ne connaissais pas encore les différents rôles, j’ai indiqué que je n’avais pas de préférence.

J’ai finalement été affectée au poste de Same Day Registration Judge, chargé d’aider les électeurs qui s’inscrivent ou mettent à jour leur inscription le jour même de l’élection.

Quelques jours plus tard, j’ai reçu mon affectation pour les primaires du mardi 23 juin 2026

Une journée marathon qui commence la veille

La veille de l’élection, toute l’équipe s’est retrouvée au centre de vote à 18 h 30 afin de préparer la journée suivante : installation du matériel, vérification des équipements, dernières consignes et répartition des tâches.

L’installation des tables est déjà faite et nous n’avons pas le droit de modifier le plan de la salle. Tout est pensé à l’avance et très réglementé.

Les machines de vote restent scellées jusqu’au jour de l’élection et ne peuvent être officiellement lancées que par l’un des deux Chief Judges, les responsables du bureau de vote, au moment de l’ouverture du scrutin.

Avec le trajet, cette préparation m’a pris près de quatre heures. Nous avons commencé à 18 h 30 et quitté le bureau de vote vers 21 h 30.

Mais ce n’était que le début.

Le lendemain, mon réveil a sonné à 4 h 30. Il fallait préparer mon repas pour la journée, car il est interdit de quitter le bureau de vote, même pour aller acheter de la nourriture. J’ai quitté mon domicile vers 5 h 30 pour rejoindre mon centre de vote, situé à une trentaine de minutes de chez moi.

Je regardais l’heure presque toutes les cinq minutes. J’avais peur d’arriver en retard. La consigne était claire : tout le monde devait être présent au plus tard à 6 heures.

Ouf… je suis arrivée à l’heure.

Notre première mission consistait à préparer les ordinateurs, démarrer les différentes machines, vérifier que tous les systèmes fonctionnaient correctement et effectuer les derniers contrôles de sécurité. Tout est extrêmement encadré. Chaque étape suit une procédure précise et rien n’est laissé au hasard.

J’avais d’ailleurs mon manuel de formation avec moi pour vérifier certaines procédures si nécessaire.

À 6 h 45, le Chief Judge entre un code de sécurité permettant d’activer chaque ordinateur. Nous imprimons alors un premier rapport confirmant que le nombre de votes enregistrés est bien de zéro. Encore une série de vérifications… puis nous attendons.

À 7 heures précises, les portes s’ouvrent.

À peine ouvertes, deux électeurs entrent presque en courant. Ils souhaitent voter avant de partir travailler.

À ce moment-là, je réalise que tout devient bien réel.

Comme mes cinq autres collègues chargés de l’enregistrement, ma mission consiste à vérifier l’identité des électeurs en leur demandant leur nom, leur prénom ainsi que leur jour et leur mois de naissance (mais pas leur année de naissance). Dans le Maryland, nous ne demandons pas de pièce d’identité, car les informations proviennent directement du MVA (Motor Vehicle Administration).

Nous leur demandons ensuite de confirmer leur adresse ainsi que leur affiliation politique, puisqu’il s’agissait d’une élection primaire où chacun vote uniquement dans son propre parti.

Une fois leur inscription retrouvée dans le système, nous imprimons le document qui leur permettra de voter.

Il y a bien sûr des cas exceptionnels lorsque le votant n’est pas retrouvé dans le système. Cela peut arriver pour plusieurs raisons. Nous lançons alors des recherches plus approfondies. Parfois, la personne ne se trouve tout simplement pas dans le bon bureau de vote. Nous lui indiquons alors où se trouve son bureau ou, selon les cas, elle peut voter avec un provisional ballot. Il existe plusieurs autres situations, et notre guide de formation nous explique précisément comment agir. Dans le pire des cas, nous appelons l’un des Chief Judges.

Les premières minutes sont un peu stressantes.

Je crois que je relisais chaque écran deux fois avant de cliquer tellement j’avais peur de faire une erreur.

Il faut retrouver rapidement la bonne personne dans le système, vérifier toutes les informations, imprimer le document, demander à l’électeur de confirmer que tout est correct, puis lui faire signer.

En cas d’erreur, seul le Chief Judge est autorisé à effectuer les corrections. Cette responsabilité rend chacun particulièrement vigilant.

Finalement, je n’ai commis aucune erreur. Je n’ai eu qu’un seul cas un peu plus complexe, que je vais raconter un peu plus loin.

Dans l’ensemble, les électeurs étaient patients, courtois et reconnaissants. Comme partout, certains étaient un peu plus pressés, surtout lorsqu’un problème d’inscription rallongeait l’attente.

Nous demandons ensuite aux électeurs s’ils souhaitent voter sur papier ou directement sur une machine électronique, puis nous les orientons vers la zone correspondante, où d’autres election workers sont en poste.

Après avoir sélectionné leurs candidats, ils passent devant les scanners où d’autres election workers les aident à insérer correctement leur bulletin de vote avant de recevoir le célèbre autocollant « I Voted », une véritable institution aux États-Unis.

La journée ne s’arrête pas à la fermeture des bureaux

Vers 19 heures, après une journée relativement calme, ponctuée de quelques périodes plus chargées à l’heure du déjeuner et à la sortie des bureaux, je me sentais beaucoup plus à l’aise. Nous avions eu toute la journée pour nous familiariser avec les procédures.

Mon seul véritable incident est arrivé avec une électrice venue voter avec son mari vers 19 h 45.

En recherchant son dossier, le système m’indiquait que son inscription était désactivée. En suivant les instructions affichées à l’écran ainsi que mon manuel de formation, j’ai compris qu’elle devait voter avec un provisional ballot.

Ce n’était pas particulièrement stressant, car j’avais déjà traité plusieurs cas similaires. En revanche, une longue file d’attente s’était formée derrière elle.

Finalement, alors que j’avais presque terminé la procédure, l’électrice a changé d’avis : elle ne voulait plus voter. J’ai donc appelé le Chief Judge, qui a annulé la procédure.

Les bureaux de vote ferment officiellement à 20 heures.

Mais contrairement à ce que je pensais, cela ne signifie absolument pas que la journée est terminée.

Dans notre bureau de vote, une dame âgée est arrivée quelques minutes avant la fermeture.

Son dossier nécessitait lui aussi un provisional ballot, une procédure particulière utilisée lorsqu’il faut vérifier certaines informations avant que le vote puisse être officiellement comptabilisé.

Elle a finalement quitté le bureau vers 20 h 50, soit près d’une heure après la fermeture officielle.

Pendant tout ce temps, les dix-huit membres de l’équipe des election workers sont restés à leur poste. Impossible de commencer les opérations de fermeture tant que le dernier électeur n’avait pas terminé de voter.

Ce n’est qu’après son départ que nous avons pu commencer une autre étape, tout aussi impressionnante.

Sous la supervision des deux Chief Judges, nous avons généré les rapports de chaque ordinateur, retiré les cartes mémoire, arrêté les machines, sécurisé les scanners, emballé le matériel et vérifié que tout correspondait parfaitement aux procédures officielles.

Après les dernières vérifications, une autre election worker était chargée de transporter l’ensemble des bulletins de vote au Board of Elections, tandis que les deux Chief Judges restaient encore sur place avec les machines jusqu’à leur récupération officielle.

Lorsque j’ai enfin quitté le centre de vote, il était près de 22 h 30.

Mon application de suivi du temps, Toggl, indiquait plus de 17 heures de présence.

En quittant le bureau de vote ce soir-là, j’étais épuisée.

Pourtant, ce n’est pas la fatigue que je retiens de cette journée.

C’est tout ce que j’ai découvert sur les États-Unis.

Et ça mérite un autre article.

J’ai été convoquée pour un procès criminel aux États-Unis : voici ce qui s’est passé

Quand j’habitais à Washington DC, je recevais presque chaque année une convocation pour être jurée. Depuis mon déménagement dans le Maryland, c’était la première fois.

Le lundi 8 juin, je me suis présentée au tribunal à 8 h. Après l’enregistrement et mes 30 dollars d’indemnité, nous avons regardé une vidéo expliquant pourquoi le Jury Duty est un pilier de la démocratie américaine.

Vers 9 h, nous avons été appelés dans une salle de tribunal. L’affaire concernait une tentative de meurtre. Le juge a posé une trentaine de questions aux jurés potentiels. Après plusieurs heures d’attente, le nombre de jurés nécessaires avait déjà été atteint et j’ai été libérée vers 11 h 30.

Cette expérience m’a permis de mieux comprendre un système que l’on voit souvent dans les films, mais qui est une réalité pour des millions d’Américains.

Pendant trois ans, je ne pourrai plus être convoquée.

Une nouvelle découverte de la vie aux États-Unis !

Pendant que le monde parle football, les Américains parlent d’argent

Pendant que le reste du monde se prépare pour la Coupe du monde, les Américains ont d’autres préoccupations : essence, emploi, santé et coût de la vie.  

Bonsoir,

Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser que la Coupe du monde commence déjà la semaine prochaine. Et pourtant, ici aux États-Unis, on n’en parle pratiquement pas. J’ai bien aperçu quelques produits FIFA dans un Walgreens (et j’ai regretté de ne pas avoir pris une photo), mais honnêtement, ce n’est pas ce qui est dans la tête des gens.

En revanche, cette semaine, toutes les conversations que j’ai eues portaient sur le prix de l’essence, les factures ou le travail. Personne ne m’a parlé de la Coupe du monde. Au Canada, ce n’est guère différent. En ce moment, ce qui préoccupe les Américains, c’est avant tout l’économie.

Depuis plusieurs semaines, les conversations tournent toujours autour des mêmes sujets : le prix des courses, un marché de l’emploi qui montre des signes de faiblesse, des taux immobiliers qui restent élevés et surtout le prix de l’essence. Il y a encore quelques mois, on trouvait de l’essence à moins de 3 dollars le gallon. Aujourd’hui, dans beaucoup d’endroits, on est repassé au-dessus des 4 dollars. C’est cela qui occupe les esprits, bien davantage que la Coupe du monde.

Plusieurs personnes se demandent également comment les visiteurs étrangers vont venir aux États-Unis alors que les règles d’immigration se sont durcies et que l’obtention de certains visas est devenue plus compliquée. Le contexte n’est tout simplement pas idéal.

Depuis plusieurs mois, je vous parle aussi du ralentissement du tourisme, et cela commence à se voir. Las Vegas souffre énormément et même Disney attire moins de visiteurs étrangers. Ce n’est finalement pas très surprenant compte tenu du climat économique actuel, des préoccupations financières des ménages et des incertitudes qui dominent les conversations.

Et chez vous ? Parle-t-on davantage de la Coupe du monde ou de l’économie ? Avez-vous l’impression que les préoccupations ont changé ces derniers mois ?

Avant de vous quitter, merci encore de me suivre. Si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à me rejoindre sur TikTok et Facebook, où je partage régulièrement des observations sur la vie aux États-Unis. Et si vous connaissez quelqu’un qui prépare son arrivée aux États-Unis, pensez à lui parler de mon Guide du nouvel arrivant. Je travaille actuellement sur une nouvelle édition, adaptée aux réalités d’aujourd’hui et à l’impact de l’intelligence artificielle. Je vous tiendrai bien sûr au courant.

À très bientôt.
MF

États-Unis : Avez-vous l’impression de travailler plus pour obtenir moins ?

Bonsoir,

J’espère que vous allez bien.

Avant de commencer, je vous invite à me suivre sur Facebook et surtout sur TikTok, où je publie presque tous les jours des vidéos sur la vie aux États-Unis. En ce moment, je suis notamment l’évolution du prix de l’essence presque en direct.

Cette semaine, j’ai eu la même conversation avec plusieurs personnes.

Un ami m’a parlé de son assurance qui augmente.

Une autre personne s’inquiète pour sa procédure de carte verte.

Une famille canadienne a annulé son voyage aux États-Unis à cause des coûts.

Et moi-même, en regardant les nouvelles, je me suis demandé :

Sommes-nous en train d’entrer dans une période où tout devient plus cher et plus compliqué ?

Je ne me souviens pas de la dernière fois où autant de personnes différentes m’ont parlé d’argent dans la même semaine.

C’est le sujet de cette newsletter.

Immigration : de plus en plus d’incertitude

Cette semaine, plusieurs lecteurs m’ont écrit au sujet des changements et des incertitudes qui entourent certaines procédures d’immigration.

Pour beaucoup de familles, le sentiment dominant est le même : les démarches semblent devenir toujours plus longues, plus coûteuses et plus stressantes.

Je pense aux familles déjà installées ici.

Je pense aux travailleurs titulaires d’un visa H-1B qui espèrent obtenir leur résidence permanente.

Je pense aussi aux entreprises qui ont déjà du mal à recruter certains profils.

Que l’on soit directement concerné ou non, ces changements créent beaucoup d’inquiétude chez ceux qui essaient simplement de construire leur vie aux États-Unis.

Une économie qui inquiète de plus en plus

Et malheureusement, ce n’est pas le seul sujet de préoccupation.

Quand on regarde l’actualité économique, les signaux sont loin d’être rassurants.

Le coût de la vie continue d’augmenter.

Le prix de l’énergie reste élevé.

Les taux hypothécaires repartent à la hausse.

L’inflation continue de peser sur le budget des familles.

Selon une récente étude, les États américains où les dépenses mensuelles sont les plus élevées sont la Californie, le New Jersey, Hawaï, le Massachusetts et New York. Dans certains de ces États, les dépenses moyennes dépassent désormais les 4 000 dollars par mois.

Personnellement, avec mon taux hypothécaire à 2 %, je compte bien le garder le plus longtemps possible !

Même nos voisins canadiens ressentent la pression.

Certaines familles qui dépensaient environ 40 dollars par semaine en essence déboursent aujourd’hui près du double.

Cette semaine, une famille canadienne que je connais m’a expliqué avoir annulé son voyage aux États-Unis. Entre le coût de l’essence, le taux de change et les dépenses sur place, le budget était devenu tout simplement trop élevé.

Et les difficultés ne s’arrêtent pas là.

Dans plusieurs pays, les consommateurs continuent de signaler des retards de livraison. Les problèmes logistiques persistent. Des commandes prennent parfois des semaines, voire des mois, à arriver.

Autre chiffre qui m’a frappée : le nombre de Canadiens visitant les États-Unis aurait fortement diminué ces derniers mois (de 42%). Entre le coût de l’essence, le taux de change et l’incertitude économique, beaucoup choisissent désormais de voyager moins.

Une phrase qui résume bien l’ambiance actuelle

« De nombreuses familles ont l’impression de travailler plus, de dépenser plus et pourtant d’obtenir moins. »

Que l’on parle du logement, de l’essence, de l’épicerie, des assurances ou même de l’immigration, beaucoup ont le sentiment que chaque nouvelle étape coûte plus cher que la précédente.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c’est une phrase que j’entends de plus en plus souvent autour de moi.

Mais il y a aussi de bonnes surprises

Face à toutes ces mauvaises nouvelles, j’essaie aussi de repérer les endroits où l’on peut encore passer un bon moment sans se ruiner.

Et cette semaine, j’en ai une à partager.

Silver Diner : une rare bonne surprise

Pour la deuxième fois en quelques mois, nous sommes allés au Silver Diner de Rockville.

Et honnêtement, je comprends pourquoi tant de personnes l’apprécient.

Pour quatre personnes, nous avons payé environ 102 dollars, pourboire compris.

Je sais que 102 dollars, ce n’est pas rien.

Mais aujourd’hui, dans beaucoup de restaurants, une famille de quatre personnes dépasse facilement les 130 ou 150 dollars.

Les portions sont généreuses.

Le service est agréable.

Les ingrédients sont frais.

Et surtout, nous sommes repartis satisfaits sans avoir l’impression d’avoir payé trop cher.

Dans le contexte actuel, c’est presque devenu rare.

Si vous cherchez un restaurant familial avec un bon rapport qualité-prix dans la région de Washington, je le recommande vraiment.

À ne pas manquer cet été

Le grand vide-grenier de l’église Saint-Raphaël

📅 20 juin | 9 h – 14 h

S’il y a un événement que je recommande chaque année, c’est celui-ci.

Le garage sale de l’église Saint-Raphaël est une véritable mine d’or.

On y trouve souvent :

  • des meubles,
  • des livres,
  • des jouets,
  • de la décoration,
  • des articles de cuisine,
  • et parfois de véritables trésors.

L’un des avantages de notre région est que beaucoup de ces objets proviennent de quartiers très aisés.

La qualité est souvent excellente et les prix sont incroyablement bas.

Si vous aimez les bonnes affaires, notez-le dans votre agenda.

Jazz in the Garden

Autre incontournable de l’été : Jazz in the Garden au National Gallery of Art.

C’est l’une de mes sorties préférées à Washington.

Le cadre est magnifique.

La musique est excellente.

L’ambiance est détendue.

Et surtout, c’est une façon de profiter de l’été sans vider son portefeuille.

Washington regorge de trésors comme celui-ci. Encore faut-il les connaître.

Et vous ?

Avez-vous remarqué que certaines dépenses explosent autour de vous ?

Qu’avez-vous changé pour faire face à la hausse du coût de la vie ?

Avez-vous trouvé de bonnes astuces pour économiser ?

Répondez à ce message. Je lis toutes vos réponses et j’adore découvrir les expériences et les bons plans de mes lecteurs.

À bientôt,

MF

P.S. Si cette newsletter vous a parlé, transférez-la à un ami. Il y a de fortes chances qu’il se pose exactement les mêmes questions que vous.